L'AMOUR DES VOYAGES

Dates
13 Février 2019 - 15 Septembre 2019

Ou comment 20 créateurs contemporains rendent hommage à

Charles-Nicolas-Sigisbert Sonnini de Manoncourt (1751-1812)

Avec l’Amour des Voyages, il s’agit de partir sur les traces d’un personnage lunévillois au parcours riche et multiple, passé trop inaperçu dans l’histoire locale : Charles-Nicolas-Sigisbert Sonnini de Manoncourt.

Avec : Rheinard et Véronique HAMPEL (Allemagne), Jacques PASCAL et Linda SAVINEAU (Belgique), Heidi Lykke PETERSEN (Danemark), Aurélie ADAM, Maïa AMIEL, Geneviève CAILLETEAU, Anne CAMPICHE, Ségolène CAVELOT, Antonio COS, Jean GAZDAC, Clémence GUEIB, Christine JUILLAN, Aline KOKINOPOULOS, Karine NIEMAND, RARES-VICTOR, Patric SCHROEDER, Marielle SPALONY et Justine VINCENT (France), Yaroslava KELLERMANN (Pologne), Teresa DANTAS (Portugal), Alex ANGEL-BENSCHER (Royaume-Uni) et la participation des étudiants Métiers d’Art des lycées de Lunéville.

Cet homme, digne enfant des « Lumières » va dès sa tendre jeunesse s’inscrire dans les pas des savants naturalistes, développant par exemple une relation épistolaire avec le comte de Buffon. C’est ce qui va créer en lui le profond désir de parcourir le monde, le conduisant à embrasser une carrière militaire dans la Marine. De Guyane en Egypte, de l’Empire Ottoman aux îles de la Méditerranée, ses périples comme « Correspondant du Cabinet du Roy » (Cabinet d’Histoire naturelle) seront l’occasion de multiples observations sur la faune, la flore, les mœurs des habitants, la météorologie, la géologie ; mais aussi de collectes d’oiseaux, coquillages, minéraux... qui viendront enrichir le Cabinet. Il dira plus tard que ce sont seulement pendant les années de sa vie consacrées aux voyages, qu’il a pu se flatter d’être heureux. Pour inviter les créateurs contemporains à lui rendre hommage, un de ses textes leur a été soumis :

« Le voyager est utile aux jeunes gens ; ils en rapportent toujours des connaissances vraies et solides, des souvenirs pleins de charme.(...) Pour un voyageur passionné, et tel il faut être, les peines, les fatigues, les périls, les privations ne sont point des sujets d’afflictions ; il les brave avec courage, s’enorgueillit même de les surmonter : son corps souffre à la vérité, mais ses idées s’agrandissent, son imagination prend un nouvel essor, ses talents se fortifient, et s’il est doué de quelque génie, il le sent se développer et recevoir plus d’activité et d’énergie, au milieu des agitations du corps son âme est calme, et les succès qu’il obtient la remplissent des sensations les plus flatteuses ; les perfidies, les traits de l’envie, les chicanes et les tromperies de toute espèce, déplorable cortège de la soif ardente de l’or, tous les sujets de chagrin, si commun au sein des sociétés civilisées, ne viennent ni la troubler ni la déchirer dans les situations les plus critiques. Le voyageur sensible (et malheur à celui qui ne l’est pas !) rencontre souvent de douces distractions, des scènes attendrissantes, qui le dédommagent des périls et de la misère auxquels il est en butte. »